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« Le financement d’un projet audiovisuel se rapproche de la promotion immobilière »
12 juin 2018 à 15h54 par CLUBFUNDING


CLUBFUNDING

47 avenue de l'Opéra
75002 Paris

Tél : 01 77 58 38 58

Contact (s) :
David PERONNIN,
David EL NOUCHI


Comparer le financement de projets audiovisuels à la promotion immobilière, telle est la métaphore osée par Élisabeth Guery, Directrice adjointe de ON kids & family, le leader européen de la série d’animation. Explications.


Audiovisuel et promotion immobilière, même combat ?

Élisabeth Guery, Directrice adjointe du studio indépendant ON kids & family, le leader européen des séries d’animation, possède une longue expérience du financement dans l’audiovisuel.

« Le financement du secteur audiovisuel est proche de celui de la promotion immobilière : une vente sur plan ou scenario, un contrat à signer sans produit fini, et l’on doit construire une stratégie d’exploitation dans le même temps que l’on développe ou fabrique le produit ». Cette ancienne d’EuropaCorp file la métaphore : « dans le cas d’un programme vendu à une chaîne télévisée dès le départ, la mécanique se rapproche d’une vente sur plan ! ». Derrière la boutade, une réalité complexe. Si les deux grands acteurs institutionnels du secteur, Coficiné, - filiale de Natixis - et CofiLoisirs – adossé à ses actionnaires bancaires Neuflize-OBC et BNP Paribas- génèrent 90 % du financement de l’audiovisuel par prêt bancaire, le canal reste « limité ». La frilosité des banques s’explique par la part de risque inhérente au secteur. « Qui prêterait à celui qui fait le toit, si la personne qui fait les murs risque de vous faire faux bond ? »

ON kids & family, du pari de l’innovation à la renommée internationale

Élisabeth Guery poursuit : « si, contrairement au mètre carré dans l’immobilier, on ne connaît pas le coût exact d’un film, on connaît le prix des acteurs ». Une production avec un acteur « bankable » assurera au producteur d’attirer les financements sur le nom d’un talent. Lorsque ON kids & family produit Le Petit Prince, sorti en 2015, c’est un véritable carton. 130 millions de dollars générés au box-office à travers le monde, un film exploité dans plus de 80 pays, et surtout, des récompenses : le César du meilleur film d’animation en février 2016 et le prix Unifrance de la meilleure exportation de l’année. Fort de ce succès, le studio indépendant a eu accès à « des minimums de garantie de Warner, des quotes-parts de Paramount, de Kirey Group en Italie, et même d’Orange ».

Une véritable consécration pour cette société qui, fondée en 1998 par Aton Soumache, a commencé avec des courts-métrages et des clips. Puis qui a su, à partir de 2004, s’imposer dans le paysage de la production audiovisuelle grâce à des « paris technologiques un peu fous », comme l’usage de la 3D avec Skyland en 2006 ou le film Renaissance, en noir et blanc, la même année.

Mais à côté des films d’animation, ON kids & family produit aussi des séries, aux cycles de production tout aussi longs que ceux des longs-métrages : 30 mois en moyenne, que ce soit pour 1h30 de film, ou 26 épisodes d’une demi-heure (soit 13 heures en tout). « Il faut 18 mois pour concevoir le premier épisode, et 12 mois pour les 25 suivants. Une fois le personnage principal fait, il est fait pour tous les autres épisodes, c’est une économie d’échelle industrielle », explique Élisabeth Guery.

Un rythme bien différent entre l’animation et le cinéma « classique », où un cycle de production tourne autour de 9 mois. La longueur de ces cycles implique donc de lancer la production du deuxième volet d’une série avant la fin de l’exploitation du premier volet, et donc implique de trouver des fonds ailleurs qu’auprès des banques.

À la recherche d’alternatives au système bancaire

Pour financer une partie du deuxième volet de « Les Sept Nains et moi », une série exploitée par Netflix, ON kids & family s’est tournée vers ClubFunding, la plateforme de financement participatif par obligations. « Nous avions été mis en relation par la banque Palatine », raconte Élisabeth Guery. « La plateforme nous paraissait séduisante et répondait à notre besoin de renouveler nos modes de financement. Nous avons tenté l’expérience, et finalement récolté 10% du volume total de notre projet ». Une sorte de « prêt-relai » pour pallier la lenteur des banques. Après la rencontre avec David El Nouchi et David Peronnin, les fondateurs de ClubFunding, ON kids & family monte un dossier classique de crédit : information sur le projet, structure financière de la société, due diligence, rencontre avec le management… « Nous avons vraiment apprécié leur démarche d’entrepreneurs ! », se souvient Élisabeth Guery. Un mois après, le projet est en ligne. Et en seulement 5 jours, la plateforme a sursouscrit le montant demandé auprès des investisseurs. « Une très bonne surprise », pour ON kids & family, qui a d’ailleurs remboursé par anticipation, une fois son prêt principal auprès de la banque acquis.

Un film d’animation et cinq séries par an

Si pour l’instant, les montants proposés par le crowdfunding restent faibles à l’échelle d’un projet audiovisuel, Élisabeth Guery estime que ce mode de financement a tout à fait sa place dans le paysage audiovisuel, « surtout avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Amazon et Netflix », qui réinventent les règles du jeu et les contenus. « Le crowdfunding pourrait être adapté si nous lancions une web-série sur les réseaux sociaux », prévoit Élisabeth Guery. Si de nouveaux formats ne sont pas à exclure, le long-métrage et la série d’animation pour la télévision restent le cœur de métier de ON kids & family.

Avec, pour objectif, « un film d’animation par an », reposant sur « deux jambes bien identifiées » : de gros films, comme le prochain opus attendu en avril 2019, Playmobil, une production à plusieurs dizaines de millions d’euros- actuellement en production à Montréal dans une des filiales -, et des films à économie resserrée, au cœur de financement français mais avec une diffusion internationale. Côté séries, Élisabeth Guery annonce « 4 à 5 productions par an ». Le studio travaille actuellement à la troisième saison de Miraculous, un succès international diffusé sur TF1 et par le groupe Disney dans le monde entier.

Pour en savoir plus : https://www.clubfunding.fr


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A propos de CLUBFUNDING :

ClubFunding est une plateforme de financement participatif en obligations agréée par l’Autorité des Marchés Financiers depuis avril 2015.


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